Thèses

Les 4 thèses en cours actuellement

Antoine Couatarmanach
Assistant hospitalier universitaire dans la sous-section 56.02 « Prévention, épidémiologie, économie de la santé, odontologie légale ».

Il mène ses recherches dans le cadre d’un doctorat en Anthropologie, sous la direction de Cyrille Harpet et William Sherlaw, au sein du laboratoire Arènes (UMR 6051) et dans le cadre du Réseau Doctoral en Santé Publique animé par l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique.

Sa thèse s’intitule « Accès aux soins et prévention buccodentaire chez les patients en institution psychiatrique ; essai d’anthropologie symétrique de la relation soignant-soigné ».

L’objectif de ce travail est d’analyser les déterminants de la santé orale chez les personnes hospitalisées en psychiatrie, dans une approche écologique questionnant le triptyque patients-soignants-institution, et en intégrant les questions éthiques que ces situations ne manquent pas de poser. Il se base sur des méthodes qualitatives associant enquête ethnographique et entretiens semi-directifs avec les différents acteurs concernés.
 

Damien Brézulier
Maître de conférences – Praticien Hospitalier en Orthopédie dento-faciale (sous-section 56.01)

Il mène ses recherches au sein du Laboratoire Biomatériaux (UMR CNRS 6222) sous la direction du Pr Sylvie Jeanne et du Pr Oliver Sorel.

 
Sa thèse s’intitule : « Évaluation du stress mécanique sur l’ostéoblaste »
 

La mécanobiologie s’intéresse au décryptage des mécanismes qui permettent à l’entité biologique de percevoir la stimulation physique appliquée (la mécanosensibilité), les signaux de codage et d’amplification qu’elle génère dans la cellule (mécano-transduction) et la réponse biologique (le mécanome).
La mécanobiologie est une science à l’interface de la biologie et de la biophysique dont l’objectif initial était une meilleure compréhension des phénomènes cellulaires liés à l’application d’une stimulation mécanique.
Étant donné l’importance de ces phénomènes, il est important de disposer de modèles in vitro permettant l’application d’un stress physique sur la cellule pour décrypter les processus mis en jeu. Le modèle développé repose sur la mise en culture de sphéroïdes d’ostéoblastes humains, inclus en agarose, sur un insert poreux délimitant deux compartiments noyés dans le milieu de culture.
Cette construction peut recevoir des pressions de différentes intensités.

 

Emile Boyer
Laboratoire d’accueil : INSERM, INRA, Univ Rennes 1, Univ Bretagne Loire, CHU de Rennes, Nutrition Metabolisms and Cancer, Control of Iron Metabolism and Iron-Associated Diseases, Rennes, France.

 
Son travail de thèse s’intitule "Maladie parodontale, microbiote et fer".
 

Une étude de l’équipe a démontré que les patients souffrant d’hémochromatose génétique (une pathologie de surcharge en fer liée à la mutation du gène HFE) sont à risque de présenter une parodontite sévère (PMID : 28586532). L’analyse d’échantillons humains et de modèles murins, permet l’exploration du rôle du microbiote et de sa dysbiose (PMID : 28476771), ainsi que l’implication de la surcharge en fer sur l’équilibre hôte-microbiote. L’approche méthodologique et les techniques utilisées sont :

  • l’analyse microbiologique de patients atteints d’hémochromatose héréditaire, qui a fait l’objet d’une publication en 2018 (PMID : 30341355) ;
  • induction d’une parodontite par P. gingivalis dans un modèle murin présentant, ou non, une hémochromatose (souris Hfe-/-) ;
  • l’analyse par bioinformatique des microbiotes prélevés (QIIME2 et mothur avec les bases de données RDP et HOMD) ;
  • l’évaluation de l’atteinte parodontale par micro-tomographie (plateforme Bioscar, Paris) ;
  • l’analyse du métabolisme du fer par ICP-MS (plateforme AEM2).

Solen Novello
Elle mène ses recherches au sein du Laboratoire Biomatériaux (UMR CNRS 6222) sous la direction du Pr Sylvie Jeanne.

 
Sa thèse s’intitule « Evaluation du potentiel thérapeutique de CSM d’origine dentaire et de leurs exosomes en parodontologie »
 

L’ingénierie tissulaire osseuse a pour objectif de remplacer le tissu osseux lorsque sa fonction ou sa structure sont perdues. Dans ce domaine, les cellules souches mésenchymateuses (CSM) sont particulièrement attrayantes du fait de leurs caractéristiques uniques et de leur rôle majeur dans la réparation osseuse. Toutefois, la littérature révèle que l’effet des CSM en ingénierie tissulaire est en grande partie lié à la sécrétion de facteurs trophiques et en particulier d’exosomes.

L’objet de sa recherche est axé sur l’étude du potentiel thérapeutique de CSM issues d’explants dentaires et de leurs exosomes, potentiel thérapeutique qui pourrait s’envisager pour nos traitements parodontaux.
Les objectifs de ce travail sont les suivants :

  • Isoler et caractériser des CSM à partir d’explants dentaires
  • Elaborer un modèle de culture tridimensionnel sous forme de sphéroïdes, véritables microtissus permettant de se rapprocher de l’in vivo
  • Isoler les exosomes de ces CSM et les caractériser
  • Evaluer le potentiel des CSM et de leurs exosomes en réparation osseuse.